Oeuvres 14

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C'était une période de ma vie de jeune homme de 22 ans, encore pleine de trouble de l'enfance sacrifié, d'une union trop jeune, de parents absents, d'une énergie mal contenue, de démarches folles, d'envies inassouvies et bien d'autres choses!?..

La maison du grand-père était vide de vie à présent, les rescapés étaient en vacances, père, mère et grand-père en Bretagne. Je venais souvent ici à l'Atelier de fortune avec un jeune peintre du centre culturel. Cet Atelier où nous avons perdu beaucoup de temps, abrutis par nos conceptions et convictions sur la vie, nous refaisions le monde à notre façon.Mais c'est nous qui étions enfermés et cela devenait malsain.

Un grand besoin d'ouverture surr l'extérieur, de grandes ballades dans la nature nous faisait quand même évoluer. Mais les habitudes aidant cela continua encore un long moment sans résultat à part ma participation aux expositions de peinture. De la création, il y en avait, malgré la perte de temps, lui était un copiste, très bon technicien, pourtant il n'en faisait qu'à sa tête d'être parfait, maniaque, la mésentente flottait.

Un soir de fatigue, la maison étant vide, je ne rentrais pas chez moi, ma femme et mes enfants étaient à la campagne chez ma belle-mère et puis de toute façon nous étions pas en bon rapport à cette époque. Donc je décidais de dormir dans la chambre familiale de mon enfance, dans le grand lit ds absents, le mien n'existant plus. Mon collègue lui dormait en bas sur la banquette de bois.

Dans la grande chambre, il y avait toujours le piano, la coiffeuse avec sa belle glace ornée, le cheval de bois, la cheminée qui ne servait plus depuis longtemps, à côté d'autres chambres sans porte pour que la chaleur d'enbas puisse se répandre partout en hiver. Enfin! là c'était l'été et je m'endors les yeux grands ouverts...

Je me rappelle de mon enfance, plus tard, reprenant conscience, j'ouvre les yeux à nouveau, il fait déjà grand jour, horrifié de mon état, je veux me lever d'un bond, mais je suis cloué au lit, le matelas ondule, les couvertures aussi et se reserrent sur moi, j'ai mal au coeur! Je veux crier, mais rien ne sort de ma bouche! Quelque chose me mordille les doigts de pieds, c'est le cheval de bois? Panique! Il fait nuit noire, je ne comprends plus rien, j'ai peur, comment a t-il traversé la chambre? J'ai un pied dans sa gueule et son oeil mauvais me fixe! J'étouffe, j'ai très peur! Impossible de me lever...

Puis je perds conscience! Trempé de sueur quelqu'un me secoue, c'est mon collègue, "réveilles-toi, tu cauchemardes" me dit-il! Je me lève enfin! le cheval est là au pied du lit! Raide comme un cheval de bois! incroyable, mais c'est une farce! non! Mon collègue me dit que j'ai hurlé comme un loup?

Pendant mon enfance, j'étais somnambule, est-ce moi qui est déplacé le cheval, ou mon collègue pendant mon sommeil, intrigué par mes gémissements, il serait monté et pour accentuer le mystère aurait approché le cheval, c'est ridicule, cela ne tient pas debout? Il n'était pas d'humeur à ce genre de plaisanterie. Alors que s'est-il passé? Le seul qui est déplacé le cheval, ce doit être moi, dans un état second. Mais en recopiant ce texte sur ordinateur, je pense au sort jeté sur la famille et la maison, alors, c'est encore une possibilité, car il s'en suivi bien des choses par la suite, mais ce n'était plus du rêve malheureusement...  texte de Patrick Blick.