C'était en appartement au Pont de Bezons, près de la Seine. Dans la salle à manger où je dormais par terre sur un duvet la fenêtre entre ouverte... Je n'étais pas seul, une femme que j'avais bien connu dormait sur la banquette du salon, nos relations amoureuses n'éxistaient plus depuis longtemps (1977) Dieu m'en garde... Pourtant j'étais heureux de cet instant de paix retrouvée.

Je m'étais endormi, le yeux fixant le plafond qui me paraissait très près, je l'éfleurais avec le bout de mon nez, étrange sensation, je fais un léger geste, puis plane à présent au-dessus de mon corps, puis mes yeux distinguent la forme qui dort sur la banquette, moment très fugitif d'émotion, un courant d'air m'entraîne vers la fenêtre, je panique, je voudrais lui parler, mais impossible, je me réveille dans une raideur atroce, comme si j'avais du mal à réintégrer mon corps, être en décallage avec celui-ci, puis je reprends tout à fait mes esprits et me réveille complètement normalement.

J'apprendrais par la suite que c'était mon corps astral qui s'était élevé au plafond et la peur de m'envoler par la fenêtre n'était pas fondée, le corps astral est relié au corps physique par une sorte de cordon ombilical et la sensation d'être à côté de ses pompes, c'est le fait d'avoir réintégré le corps physique trop vite et trop brusquement. J'ai essayé de nouveau ce genre de voyage, mais sans succès. Par contre, bien des matins, je suis à côté de mes pompes...

PICT0002_4