Il y a fort longtemps perdu dans ce tunnel labyrinthe de mes troubles d'adolescences, et beaucoup plus tard, la rencontre involontaire d'une femme perdue dans le dédale de la vie m'a permis d'oublier mes tracas et de pousser plus loin mes recherches des mystères, on ne peut travailler qu'à couvert et sur de solide base... ( A ma femme Colette 1980).

Plus tard dans un futur j'ai vu les catastrophes du passé et celles à venir, l'humanité et l'enfance cassée, mais dans le ciel une étoile brillante éclaire notre chemin nocturne. Une nouvelle nymphe du ciel et de la terre, vers un espoir de vie meilleure. Ce n'est qu'une enfant qui n'appartient qu'à elle-même, porteuse d'une force venue des ténébres de l'inconscience, là où le néant fait des miracles à la rencontre de l'absolu qui entoure le relatif... Une jeunesse à l'esprit ouvert...

 Jeune introverti de 1970 (l'auteur), sans aucune connaissance, ni sens réel de la vie, l'inconscience à l'état pur... seul son imaginaire fonctionne, comme si, il avait déjà vécu, étant en relation avec des êtres et des mondes bien à lui... il possède certainement beaucoup de faculté dans cet étrange univers parallèle, oublié. Petit enfant il est enfermé, comprimé comme dans un tube d'ailleurs, il va oublier petit à petit son univers magique pour s'ouvrir au monde extérieur et surtout faire comme les autres pour être accepté, par la suite il aura beaucoup de chose à redécouvrir en lui-même...

Il commença à connaître la rue, puis les différentes classes de gens, ce n'est pas lui qui cataloguait les autres, il pensait que tout le monde pouvait penser pareillement, mais chaque groupe se plaçant plus haut d'une manière ou d'une autre. Il eu l'habitude d'errer entre tous ces groupes sans leur appartenir vraiment. Pour lui une vue d'ensemble est toujours meilleur, mais folie de ne pas appartenir à un seul groupe, on devient "hors tout", une sorte de bohémien, de foul.. le zéro, mizéro...misère, incompris de tous.

Sa folle vie d'adolescent passa vite (1948-1966), puis dix années de vie conjugal assez folles, avec deux enfants... Plus chercheur d'impossible que père de famille, à vingt ans il commence sérieusement son étude sur les mystères et à trente, il commence à comprendre son intérieur mystique, mais divorce en perdant une partie de lui-même qui ne lui était peut-être pas nécessaire (1967-1977)...

Là commencera une nouvelle vie, la sortie du tunnel, vers l'établissement d'une nouvelle ère avec tous les fantasmes, folies habituelles, mais très constructive, c'est pendant ces années qu'une solitude va s'installer, malgré tout. La solitude du créateur ayant atteint un certain niveau de connaissances et maîtrise de son art, enfin, il a de nombreuses années de retards sur tout, qu'importe, il est unique dans sa forme de recherche se dit-il!?.. Mais doublé par nombres de créateurs, ses images fantastiques ne seront plus que le reflet des autres artistes en tout genre, peinture, cinéma et autres moyens modernes comme l'informatique pour les jeunes créateurs, armes puissante leur permettant un développement d'images et d'idées incroyables, et lui avec ses petits pinceau rigolo, il ne lui reste que la matière, l'oeuvre unique, à vrai dire ce qui sauve, c'est que cela ne soit pas comparable, mais le public ne fait pas toujours la différence et puis avec les techniques nouvelles de scanne et d'impression sur toile certains s'y perdent...

Le tout pour lui aujourd'hui c'est d'avoir prit conscience de certaines choses qui font le bonheur de vie, il n'est pas important d'être l'unique ou le premier, il faut être le meilleur pour qoi-même, se faire plaisir de sa propre évolution sans compétition...

J'ai toujours eu conscience qu'il fallait avoir de bonnes bases, de bonnes fondations pour construire son édifice intérieur. c'est avec beaucoup plus de confiance que je peux m'évader avec plus de succès vers les contrées insondables de mon imaginaire...

IMGP2765

C'est la première partie d'une oeuvre de réalité-fiction.  Patrick Blick